Homéric de Sarthe, co-auteur du libre Agenda et Gants de Velours

Homéric de Sarthe : « l’événementiel est une coupure dans le quotidien des assistantes de direction »

Les Assistantes de Direction sont des personnalités hors pair au service des dirigeants et de leur entreprise. Homéric de Sarthe l’a bien compris et leur a consacré un livre co-signé avec Catherine Dzierwuk : « Agenda et Gants de Velours » (aux Éditions Publishroom). C’est aussi le coeur de métier de YEMP que de proposer à ces femmes (et parfois ces hommes) ses services pour organiser des événements professionnels ! Il était donc tout naturel de rencontrer Homéric de Sarthe pour en savoir plus sur ce sujet, sur leur implication dans l’événementiel d’entreprise, et sur sa propre expérience d’organisateur d’événements. Rencontre : 

Bonjour Homéric, peux tu te présenter, toi, ton parcours ?

J’ai 29 ans et un parcours un peu atypique : je suis revenu en octobre 2015 en France après avoir passé 7 ans en Chine. J’ai créé une première société qui accompagnait les sociétés chinoises en France et les sociétés françaises en Chine.

tu viens de co-signer avec Catherine Dzierwuk le livre « Agenda et Gants de Velours », une immersion dans le quotidien des assistantes de direction. Pourquoi ce sujet ?

L’idée m’est venue il y a 5 ans. j’ai eu la chance de rencontrer un grand patron français, et je me suis rendu compte que si je le rencontrais, c’est parce que j’avais sympathisé par hasard avec son assistante. Lui, c’est quelqu’un de très sociable qui dit « oui » quand ça l’intéresse, et après c’est elle qui fait la sélection, le filtre des gens qu’il a le temps – ou pas – de rencontrer. Je me suis dit « c’est incroyable le pouvoir qu’elle a dans la gestion de son temps » ! Qui il voit, où il va… ce qu’il mange presque ! Je me suis renseigné pour voir s’il n’y avait un livre sur le sujet, et je me suis rendu compte que rien n’avait été fait. J’en ai parlé, on m’a dit « c’est nul, ça intéressera personne ». A ce moment là, j’ai dû retourner en Chine. Quand je suis revenu et que j’ai fait la connaissance de Catherine lors d’un meet-up, je lui en ai parlé, ça lui a plu, et on est allé jusqu’au bout.

De quels univers / sociétés viennent les assistantes que tu as interviewé ?

On a rencontré un professeur en sociologie qui nous a dit que pour réaliser une étude sérieuse, il faut qu’il y ait au minimum 30 entretiens menés. On a interviewé 35 assistantes de direction, d’univers aussi différents que l’association à but non lucratif en région à des sociétés du CAC 40 en passant par des pépites françaises de la technologies…

Ton ouvrage a t’il été bien reçu par ce corps de métier ?

On a écrit le livre en nous adressant volontairement aux patrons, parce qu’on voulait que ce soit les assistantes qui le lisent, et les retours sont très bons. Elles sont surprises – et surpris, puisque sur les 35 on a interviewé 2 hommes – que quelqu’un s’intéresse à leur métier. Elles trouvent que c’est très pertinent, beaucoup s’y retrouvent à différents moments du livre, sans pour autant avoir l’impression de ne pas apporter de valeur ajoutée. Elles en parlent, elles en font la promotion, ce sont nos meilleures ambassadrices !

Quelles sont les qualités d’une bonne assistante de direction ?

On s’est rendu compte que les bonnes assistantes étaient extrêmement polyvalentes et flexibles, qu’elles s’adaptent énormément à leur patron, à sa façon de penser, de s’organiser. C’est un peu le « double » du cerveau du patron. A l’opposée, une mauvaise assistante se noie dans un verre d’eau ! Une bonne assistante se subit pas son environnement : elle le contrôle et le gère pour son patron.

Quelles sont les contraintes de leur métier ?

Elle sont nombreuses : être capable de gérer les priorités de manière pragmatique et de toujours avoir l’intérêt du patron et de l’entreprise en tête. Une assistante interviewée nous a confié que, du jour où elle était devenue l’assistante d’un patron, elle avait eu beaucoup d’amis… sauf les syndicats ! Ça peut être le bureau des réclamations, les collaborateurs viennent les voir quand ils ont besoin de quelque chose. Il y a aussi beaucoup d’urgences à gérer… Elles sont sollicitées pour tout ou rien !

Quel est ton point de vue sur la partie événementielle « non avouée « de leur métier ? en effet, les assistantes de direction font parties des organisateurs d’événements professionnels dont ce n’est pas le coeur de métier (comme 70% des organisateurs en France)

L’événementiel leur fait du bien. Malgré tout ce que représente l’organisation d’un événement – à savoir le stress, la gestion du budget, trouver les partenaires – cela leur fait une coupure dans leur quotidien. Elles ne récoltent pas les lauriers quand la soirée se passe bien, mais elles aiment le fait de pouvoir faire quelque chose de différent. Souvent, en fonction de leur évolution professionnelle, plus elle monte dans la hiérarchie, et plus il va y avoir une tendance à retirer la partie événementielle. Certaines demandent à la garder, d’autres laissent les choses partir. Mais si on leur demande de faire de l’événementiel et qu’elles n’ont pas le temps de le faire, elles vont trouver les personnes à qui déléguer et s’assurer que le maximum soit fait pour l’intérêt de l’entreprise et du patron.

YEMP est partenaire du livre Agenda et Gants de Velours

YEMP est partenaire du livre Agenda et Gants de Velours

Tu es toi-même entrepreneur et tu travailles pour une start-up (ndlr : Bear, spécialisée dans la réalité augmentée). Organises-tu toi-même des événements ? quelles sont selon toi les difficultés qu’on peut rencontrer lorsqu’on fait de l’événementiel d’entreprise ?

On a la chance pour Bear d’avoir une grosse partie de nos équipes à Montpellier avec une Office Manager. Elle n’est pas assistante de direction mais elle prend en charge la partie événementielle. Elle nous demande des idées, des suggestions, elle absorbe une grande quantité du travail de la gestion événementielle. Elle organise d’ailleurs en ce moment même notre événement de fin d’année réunissant une trentaine de collaborateurs !
Quand j’étais étudiant en chine, j’organisais des événements pour 500 personnes en moyenne, on louait des bateaux sponsorisés par des marques d’alcool ou de bonbons. On faisait se déguiser 500 personnes et on partait pour une croisière sur le fleuve à Shanghai, open bar toute la croisière. Les difficultés qu’on rencontrait étaient au niveau de la communication, pour trouver son marché, et sur l’aspect organisation et synchronisation logistique. Les finances aussi ! quand on est une petite société et qu’on doit faire des gros acomptes, c’est un aspect important à ne pas négliger. C’était une expérience formidable mais on a du mal à profiter nous-mêmes de l’événement car on doit éteindre les « petits feux » qui pourraient s’allumer partout.

Tu as justement sollicité YEMP afin d’organiser l’événement de lancement de ton livre. Peux-tu nous en dire plus sur cette soirée ?

J’ai la chance d’avoir un ami qui possède une villa qui s’appelle La Maison à Issy les Moulineaux. Une villa magnifique, sur une île. Il nous a proposé de bénéficier de la maison pour faire la soirée de lancement du livre. On a bien entendu accepté ! Avec les assistantes invitées et leurs réseaux respectifs, nous sommes vite arrivés à une liste de 70 personnes. Quand j’ai rencontré les équipes de YEMP, j’ai découvert la plateforme, et là j’ai été surpris par la facilité, le pragmatisme et la cohérence de l’outil. La salle était déjà trouvée, mais on a pu faire la sélection et l’identification du traiteur, du personnel d’accueil, etc. On pouvait jongler dans toutes les catégories, faire évoluer son événement tout en gardant la vision globale de ce qui allait se passer. Pour moi ça a été un gain de temps formidable. Concernant l’objectif de cet événement, on a volontairement éviter d’inviter la presse, on voulait quelque chose d’intimiste. Plutôt qu’un lancement officiel, on voulait que ce soit une soirée de remerciements aux 35 assistantes qui ont accepté de participer. Ça a été un franc succès, on était ravi, les participants aussi. Ils en ont parlé et ça s’est senti sur les ventes les jours d’après.

La préface du livre est signée Pierre Gattaz (ndlr : le patron du Medef). As tu interviewé son assistante ?

Elle ne fait pas partie des personnes interviewées, mais on l’a rencontré. D’ailleurs, elles sont plusieurs, il n’a pas q’une assistante car il a un agenda impressionnant !

Pour finir : un souvenir marquant d’un événement auquel tu aurais participé ?

La soirée que j’ai cité plus haut et que j’organisais à Shanghai : vu que le bateau quittait le port, on ne pouvait pas vendre plus de places et des faux tickets circulaient pour notre soirée ! Je me suis retrouvé moi, à quai, pour permettre à de vrais clients de monter sur le bateau… en même temps, quand vous voyez partir 500 personnes déguisées pour faire la fête sur un bateau, vous vous dites « en fait je suis pas si mal à quai »
J’avais aussi beaucoup aimé Les Espoirs du Management, un événement qui met en avant des initiatives prises par les équipes internes des entreprises et organisé par l’association du même nom. Ça m’avait énormément marqué car c’était un regroupement avec un auditorium plein, et l’organisateur avait fait venir des gens formidables. J’ai aussi eu la chance d’être invité sur le Women’s Forum où il y avait énormément de « feux » à éteindre – surtout quand on rajoute la dimension inter-culturelle d’un tel événement !

Si comme Homéric vous souhaitez organiser (et réussir) votre événement professionnel, rendez-vous sur YEMP pour découvrir nos partenaires de l’événementiel et utiliser notre outil de planification d’événement

Le livre « Agenda et Gants de Velours » est disponible sur Amazon et la Fnac.

Julien Masson

En charge du webmarketing et de la communication de YEMP. Il a rejoint l'équipe en mars 2017 après avoir officié dans des groupes médias comme TF1 ou Canal +.